Troubles Alimentaires chez l’Homme — Traitement Spécialisé à Londres

Le Dr Philippe Jacquet est titulaire d’un Doctorat de Pratique Professionnelle spécifiquement sur les troubles alimentaires masculins. Il est, à sa connaissance, le seul clinicien en Europe à avoir réalisé une recherche doctorale de ce niveau sur ce sujet — et il est lui-même en rétablissement à long terme d’un trouble alimentaire.

Ces deux faits ont leur importance. Ils pointent vers un problème clinique qui structure tout le reste : les troubles alimentaires masculins sont chroniquement sous-documentés, systématiquement sous-diagnostiqués, et presque jamais évoqués ouvertement par les hommes qui en souffrent. Le résultat est que des hommes atteints de troubles alimentaires passent des années — parfois des décennies — sans diagnostic, dans la souffrance, sans accès à une aide clinique qui comprenne leur situation spécifique.


Quelle est la fréquence des troubles alimentaires chez les hommes ?

Les études montrent régulièrement que les hommes représentent environ un tiers de tous les cas de troubles alimentaires — et pourtant ils n’ont accès qu’à une fraction des orientations vers des soins. Une étude mondiale de 2025 sur la charge des maladies a montré que le fardeau des troubles alimentaires augmente plus rapidement chez les hommes que chez les femmes.

Ces chiffres sont presque certainement des sous-estimations. Les outils de dépistage standard — le questionnaire EAT-26, le questionnaire SCOFF — ont été développés et validés principalement sur des échantillons féminins. Ils ne sont pas calibrés pour la façon dont les troubles alimentaires se présentent chez les hommes, ce qui signifie que les hommes passent à travers les mailles du filet clinique sans être détectés.


Comment les troubles alimentaires masculins se présentent différemment

Le tableau clinique chez les hommes est souvent très différent du stéréotype. Beaucoup d’hommes atteints de troubles alimentaires ne restreignent pas leur alimentation de manière visible. Ils :

Contrôlent la composition plutôt que la quantité. L’accent sur les macros, les objectifs en protéines, l’alimentation propre peut être indiscernable, de l’extérieur, d’une simple conscience de la santé. Ce n’est pas le cas. En dessous, la même architecture psychologique est présente : le corps jamais suffisant, le soi contingent à la performance physique.

S’exercent de manière compulsive. La dépendance à l’exercice et les troubles alimentaires sont étroitement liés dans les présentations masculines. L’homme qui ne peut pas manquer une séance d’entraînement, qui s’entraîne malgré une blessure, qui ressent une anxiété profonde quand il est empêché de s’entraîner — c’est souvent un trouble alimentaire, pas un problème de remise en forme.

Souffrent de dysmorphie musculaire. Parfois appelée anorexie inversée, la dysmorphie musculaire est la conviction d’être insuffisamment musclé quelle que soit la masse musculaire réelle. Elle partage la même structure psychologique que l’anorexie mentale : distorsion de l’image corporelle, comportement compensatoire compulsif, et un concept de soi qui dépend entièrement de la performance physique.

Souffrent d’orthorexie. La préoccupation pour la pureté alimentaire est particulièrement courante chez les hommes et rarement identifiée comme un trouble alimentaire dans les consultations masculines.


Pourquoi les hommes ne sont pas diagnostiqués

Plusieurs facteurs se combinent pour produire l’écart diagnostique.

Le cadrage culturel des troubles alimentaires comme un problème féminin influence ce que les cliniciens recherchent, les questions posées et ce qui est enregistré. Un homme présentant les mêmes symptômes qu’une femme est moins susceptible de recevoir un diagnostic de trouble alimentaire. C’est documenté dans la littérature de recherche.

L’alexithymie — la difficulté à identifier et à décrire l’expérience émotionnelle — est significativement plus fréquente chez les hommes atteints de troubles alimentaires que dans la population générale. De nombreux hommes ne savent genuinement pas qu’ils ont un trouble alimentaire parce qu’ils n’ont pas accès au langage intérieur qui leur permettrait de nommer ce qu’ils vivent.

La honte est réelle et spécifique. Les troubles alimentaires portent une stigmatisation particulière pour les hommes — le sentiment que ce n’est pas un problème que les hommes ont, qu’admettre cela est un échec de masculinité. Cette stigmatisation tue. Les troubles alimentaires ont parmi les taux de mortalité les plus élevés de tout diagnostic psychiatrique.


L’approche clinique du traitement

Le traitement des troubles alimentaires masculins dans ce cabinet n’est pas adapté d’un modèle féminin. Il est construit autour d’une compréhension clinique de la manière dont les troubles alimentaires se présentent et fonctionnent réellement chez les hommes.

Le travail est orienté vers la profondeur et intégratif. Il ne se concentre pas principalement sur la nourriture, le poids ou le comportement alimentaire. Il se concentre sur ce que ces comportements font — ce qu’ils gèrent, contre quoi ils protègent, ou ce qu’ils expriment. C’est ce qui rend le changement possible en profondeur.

Le cadre jungien fournit l’orientation théorique : une compréhension de la relation entre le moi conscient et les forces inconscientes qui façonnent le comportement. La psychothérapie intégrative et l’EMDR sont utilisés là où ils sont cliniquement indiqués.


Commencer le traitement

Le traitement commence par une consultation initiale — une conversation au cours de laquelle vous pouvez parler de ce qui vous amène ici au rythme qui vous convient. Il n’y a pas de procédure d’évaluation, pas de questionnaire à remplir à l’avance, pas d’obligation de continuer.

Les séances sont disponibles en présentiel à Harley Street W1 et au Centre de Londres. Les séances en ligne via liaison vidéo sécurisée sont disponibles dans le monde entier.

Aucune recommandation de médecin généraliste n’est requise. La confidentialité est absolue.


Pour en savoir plus : Pourquoi les hommes ne cherchent pas d’aide pour les troubles alimentaires — une perspective clinique du Dr Jacquet (en anglais).

Prendre rendez-vous