Psychothérapie pour dirigeants — quand la haute performance masque quelque chose de plus profond
Parmi les personnes qui s’assoient en face de moi à Harley Street, un nombre significatif sont des professionnels très performants — dirigeants, entrepreneurs, cliniciens seniors — qui, selon presque toutes les mesures visibles, réussissent. Ils gèrent des équipes, prennent des décisions importantes, se présentent avec compétence dans des réunions aux enjeux élevés. Et ils souffrent souvent de façon considérable — une souffrance que personne dans leur vie professionnelle ne peut voir.
Ce n’est pas une coïncidence.
Pourquoi les hauts performeurs sont particulièrement à risque
Les mêmes structures psychologiques qui stimulent la haute performance peuvent, avec le temps, devenir le problème. Une capacité d’autosuffisance qui se lit comme du leadership. Une tolérance pour les longues heures qui se lit comme de la dévotion. Une difficulté avec la vulnérabilité qui se lit comme de la composure. Une terreur d’être jugé inadéquat qui produit des performances extraordinaires jusqu’à ce qu’elle produise l’effondrement.
« Le dirigeant qui ne peut pas déléguer n’est généralement pas un maniaque du contrôle. C’est généralement quelqu’un qui, à un moment de son développement, a appris que dépendre des autres était dangereux. Le comportement professionnel est une réponse parfaitement adaptée à une expérience ancienne. Comprendre cela — c’est là que commence le travail. » — Philippe Jacquet
Ce que la psychothérapie aborde là où le coaching ne le peut pas
Le coaching exécutif est une discipline légitime et utile. Il travaille au niveau du comportement, de la stratégie, de la communication et du leadership. Ce n’est pas de la psychothérapie.
La psychothérapie s’attaque à ce qui organise le comportement — les schémas, souvent formés bien avant la salle du conseil. Coacher quelqu’un à communiquer plus fermement, tout en laissant intacte l’anxiété sous-jacente face au conflit, produit un changement limité et souvent temporaire. Traiter directement l’anxiété sous-jacente produit quelque chose de plus durable.
Le défi particulier de chercher de l’aide
Les professionnels très performants font face à des obstacles spécifiques. Le premier est l’identité — reconnaître avoir besoin d’aide peut sembler une contradiction fondamentale. Le deuxième est la confidentialité — à Harley Street, elle est absolue. Le troisième est le temps. D’après mon expérience, quand le travail devient véritablement important, l’agenda se réorganise.