L'imagination active
L’imagination active est une méthode développée par C.G. Jung pour entrer consciemment en relation avec les contenus de l’inconscient. Plutôt que d’interpréter un rêve ou une humeur après coup, la personne établit une relation délibérée avec les images, les figures et les émotions qui surgissent de l’intérieur, et les laisse se déployer.
Bien plus qu’une rêverie
On confond facilement l’imagination active avec la rêverie, mais ce n’est pas la même chose. Dans la fantaisie ordinaire, le moi se laisse aller et les images distraient. Dans l’imagination active, le moi reste présent et engagé : il observe, questionne et répond à ce qui apparaît, tout en laissant à l’image sa vie propre. C’est un dialogue, non un monologue, et non une dérive passive.
Comment cela fonctionne
On peut partir d’une image de rêve, d’une émotion forte ou d’une figure qui revient sans cesse. Au lieu de l’analyser de l’extérieur, on la retient dans l’attention et on la laisse se développer : par l’écriture, la peinture, le mouvement, ou simplement en imagination, et l’on s’y engage comme si elle était réelle. Jung a constaté que les figures de l’inconscient, recevant cette attention respectueuse, répondent souvent, révèlent ce qu’elles veulent, et se transforment.
« L’image n’est pas quelque chose que nous inventons. C’est quelque chose qui vient à notre rencontre. Le travail consiste à rester assez longtemps dans la pièce avec elle pour qu’elle puisse parler. »
Philippe Jacquet
Pourquoi cela compte en analyse
L’imagination active est l’une des façons dont le conscient et l’inconscient commencent à travailler ensemble plutôt qu’à contre-courant. Elle peut donner forme à ce qui restait sans mots et faire avancer le processus d’individuation. Comme le matériel qu’elle soulève peut être puissant, mieux vaut l’entreprendre avec le soutien d’un analyste jungien que seul.
Prendre rendez-vous avec Philippe Jacquet, psychothérapeute et analyste jungien, à Londres.