Psychothérapeute enregistré UKCP, analyste jungien et art-thérapeute enregistré HCPC, vingt-cinq ans de pratique clinique, spécialisé dans les troubles alimentaires, l’addiction et le trauma.
La plupart des personnes qui me trouvent ne cherchent pas une étiquette. Elles cherchent quelqu’un capable de rencontrer ce qu’elles portent réellement : un rapport à la nourriture ou au corps qui a pris toute la place, une dépendance dont elles ne sortent pas seules, l’ombre longue d’un trauma, ou ce sentiment plat et silencieux que la vie a perdu son sens.
Je soigne un être humain, pas un trouble. Mon travail commence par ce qui se tient sous le symptôme plutôt que par le symptôme seul : la personne qui le porte, la vie à laquelle il appartient, et ce qu’il a fait pour elle.
Comment je comprends un symptôme
Je lis un symptôme comme une tentative de mouvement. Même lorsqu’il est destructeur, même lorsqu’il coûte à quelqu’un sa santé, son couple ou son travail, le comportement est le plus souvent la psyché qui essaie d’aller quelque part : gérer ce qui ne peut pas encore être ressenti, dire ce qui n’a jamais été dit, survivre à quelque chose qui n’avait pas d’autre issue.
Cela ne le rend pas fonctionnel. C’est souvent l’inverse, et il doit généralement changer. Mais traiter un symptôme uniquement comme un défaut à supprimer, c’est manquer ce qu’il transporte, et le travail tient rarement. Quand une personne comprend ce que son comportement faisait pour elle, et trouve une autre façon de le faire, le comportement perd son emprise au lieu de devoir être vaincu.
Comment je travaille
Mon engagement est de rendre conscient davantage d’inconscient. Ce qui reste inconnu se répète. Ce qui peut être reconnu peut être ressenti, et finalement choisi. C’est la direction du travail, quel que soit le motif de consultation.
Deux méthodes comptent particulièrement pour moi ici. L’art-thérapie, parce que l’image arrive avant l’explication et atteint ce que les mots ont appris à défendre. Et l’EMDR, que je pratique depuis plus de vingt ans, parce qu’elle permet de retraiter des souvenirs traumatiques qui continuent de produire de la détresse, plutôt que d’en parler indéfiniment autour.
Je suis un praticien intégratif : je ne traite pas chaque personne avec la même méthode. Une partie du travail est pratique et proche de la surface, surtout au début, quand un comportement doit desserrer son emprise avant que le reste devienne possible. Une partie est psychothérapeutique : comprendre les schémas dans lesquels une personne a vécu sans les voir. Et une partie devient analytique, là où les questions se tournent vers le sens, la finalité et, pour certains, la spiritualité.
J’ai vécu dix ans dans un centre bouddhiste, et cela m’est resté. Je ne l’amène pas dans la pièce comme une croyance, mais cela a façonné ma façon de comprendre l’attention, la souffrance, et ce qu’il faut pour être présent à celle d’un autre.
Les séances se déroulent en français ou en anglais. D’après mon expérience, travailler dans sa langue maternelle compte plus qu’on ne l’imagine, en particulier avec le trauma : le matériel vit souvent dans la langue où il s’est produit.
Comment je suis venu à ce travail
Je ne suis pas arrivé ici par la théorie. J’y suis venu par mon propre rétablissement d’une addiction et d’un trouble alimentaire, et par les années de difficultés psychiques qui les entouraient.
Cette période m’a appris deux choses que je n’ai jamais trouvées dans un manuel. La première : à quel point l’esprit peut être convaincant lorsqu’il défend précisément ce qui est en train de vous détruire. La seconde : le rétablissement n’est pas la suppression d’un comportement, c’est le lent travail qui consiste à trouver un autre endroit où le sentiment puisse aller.
Quand j’ai commencé à en sortir, j’ai voulu comprendre ce qui m’était arrivé, puis être utile à des personnes dans la même situation. Je me suis donc formé. Je n’ai jamais cessé depuis : psychothérapeute intégratif, art-thérapeute, analyste jungien, praticien EMDR, et formation à l’addiction à la Hazelden Foundation. Vingt-cinq ans plus tard, je fais toujours les deux à la fois, pratiquer et étudier, parce que le travail n’est pas figé et que celui qui l’exerce ne devrait pas l’être non plus.
Pendant près de dix ans, j’ai travaillé en institution résidentielle. C’est là que j’ai appris ce que ce cadre permet et où sont ses limites. Je supervise encore des cliniciens qui y exercent. C’est la raison pour laquelle je peux dire honnêtement, lors d’une évaluation, quand une personne a besoin d’y entrer, et quand un travail en privé la servira mieux.
Avec qui je travaille
Les troubles alimentaires, l’addiction et le trauma sont les trois domaines où s’est passée la plus grande partie de ma vie clinique, et je les traite comme des territoires voisins plutôt que comme des pathologies séparées. Ils voyagent ensemble bien plus souvent qu’ils n’apparaissent séparément, et traiter l’un en ignorant les autres tient rarement. Autour d’eux se tient le reste du travail : dépression, anxiété, identité, et les crises qui arrivent au milieu de la vie.
Depuis vingt-cinq ans, une grande part de ma pratique se fait avec des personnes qui vivent sous le regard : figures publiques, dirigeants, cadres supérieurs. Pour elles, l’exposition est permanente, et la discrétion n’est pas une préférence mais la condition même pour que l’aide devienne possible. Une bonne partie de ce travail constitue une alternative confidentielle à un séjour en établissement, ou l’accompagnement qui le suit.
J’ai un intérêt particulier pour les hommes. Les troubles alimentaires masculins ont fait l’objet de ma recherche doctorale, et restent le domaine où l’écart entre les besoins et l’offre est le plus large.
Le doctorat
Mon Doctorate of Professional Practice à l’université d’Essex a porté sur l’impact des relations père-fils sur le rapport du fils à la nourriture et à son corps, dans une perspective de psychologie analytique. La thèse, The Devouring Kronos, a introduit trois concepts que j’utilise quotidiennement en clinique : le complexe de Kronos, le Corps numéro 2 et la matrice des troubles alimentaires masculins.
À ma connaissance, il s’agit de la seule recherche doctorale européenne portant spécifiquement sur les troubles alimentaires masculins dans cette perspective. C’est moins une distinction qu’un constat : cela ne devrait pas être rare, et les hommes qui arrivent dans mon cabinet, souvent après des années passées inaperçus, sont la raison pour laquelle cela compte.
Le cabinet
Philippe Jacquet & Associates est un cabinet privé fondé et dirigé par son praticien. Les patients peuvent être reçus par moi-même ou, lorsque cela est approprié, par une associée travaillant sous ma supervision clinique et selon l’approche décrite sur ce site. Le choix vous appartient toujours, et les honoraires diffèrent en conséquence.
Les consultations ont lieu à Fitzrovia, dans le centre de Londres, à Colchester dans l’Essex, et en visioconférence sécurisée pour les patients internationaux. Il n’y a pas de liste d’attente, et une première consultation est généralement possible dans la semaine.
Enregistrements et affiliations professionnels
- UKCP, psychothérapeute enregistré
- HCPC, art-thérapeute enregistré
- British Psychoanalytic Council, enregistré
- Association of Jungian Analysts, analyste
- BAAT, membre
Formation et diplômes
- Doctorate of Professional Practice, université d’Essex (2026)
- Analyste, Association of Jungian Analysts (2018)
- MA en art-psychothérapie intégrative pour adultes, Institute for Arts in Therapy and Education
- International Diploma in Addiction Counselling, Hazelden Foundation
- Diplôme en accompagnement des troubles alimentaires, National Centre for Eating Disorders
- Praticien EMDR, plus de vingt ans
- Coaching de dirigeants, ESSEC Business School
- Superviseur clinique auprès de centres de traitement résidentiels, dont PROMIS Recovery Centre et Cardinal Clinic
Également référencé sur Psychology Today, Counselling Directory, Bupa et Welldoing.
Quelle que soit la raison qui vous amène ici, un malaise discret ou une crise bruyante, elle mérite une réponse sérieuse. Organiser une consultation confidentielle.