Dépression et anxiété à Paris, psychothérapie jungienne
La dépression et l’anxiété sont les deux présentations cliniques les plus fréquentes, et peut-être les deux les plus mal comprises, y compris par ceux qui les traversent. On les réduit souvent à des dysfonctionnements neurochimiques à corriger, ou à des comportements inadaptés à modifier. Ces lectures ne sont pas fausses : elles sont insuffisantes.
Il y a une question que la psychiatrie biologique et la thérapie cognitivo-comportementale n’ont pas les outils pour poser : que dit ce symptôme de la vie psychique de cette personne ? Que signale cette dépression dans l’économie intérieure de quelqu’un dont la vie extérieure semble réussie ? Qu’est-ce que cette anxiété cherche à protéger ? Ces questions ne sont pas accessoires. Pour certaines personnes et certaines situations, elles sont centrales, et y répondre est ce qui fait la différence entre un changement durable et une rémission qui durera jusqu’au prochain épisode.
La dépression chez les gens qui réussissent
Il existe une forme de dépression qui est particulièrement frequente dans les milieux ou la performance est la norme, et particulièrement mal reconnue pour la même raison. Elle coexiste avec une activité professionnelle intense, une apparence sociale préservée, et une capacité à fonctionner qui laisse peu de signes visibles de l’extérieur. On la décrit parfois comme une “dépression sorrante”, la personne “s’en sort”, selon tous les indicateurs extérieurs. C’est précisément pour cela qu’elle peut durer des années sans être traitée.
Ce que cette dépression dit, généralement, c’est que quelque chose s’est perdu en chemin. Pas nécessairement un evenement précis, parfois, progressivement, sans qu’on puisse identifier le moment où ça a commencé. L’énergie, le plaisir, l’intérêt pour ce que l’on fait. Un sentiment que la vie que l’on mène n’est pas tout a fait la sienne, ou n’est plus tout a fait la sienne. Un vide qui ne se comble pas malgré les distractions, les voyages, les projets.
La perspective jungienne a une vision de la dépression qui reste, dans le champ analytique, l’une des plus fécondes. Jung la voyait parfois comme un retrait de l’énergie psychique vers l’intérieur, une descente qui, si elle est accompagnée plutôt que combattue seule, peut mener à quelque chose. Non pas comme une vision romantique de la souffrance, mais comme une invitation (douloureuse) a quelque chose qui change.
L’anxiété des personnes compétentes
L’anxiété de performance, l’anxiété sociale, l’anxiété existentielle, ces présentations sont aussi fréquentes chez les personnes les plus capables que chez les autres. Le syndrome de l’imposteur, dans certains milieux professionnels parisiens, est presque universel. La peur d’être “demasque”, de voir l’écart revele entre ce que l’on paraît être et ce que l’on pense être, est une source d’épuisement chronique qui reste rarement nommée parce qu’elle est incompatible avec l’image de compétence que le milieu attend.
L’approche analytique ne cherche pas à “corriger” cette anxiété par des techniques de restructuration cognitive. Elle cherche à comprendre ce qu’elle protège, la croyance sur soi-même qui la sous-tend, l’histoire dans laquelle elle s’est constituée, et ce qui serait possible si ce système de protection n’était plus nécessaire.
La question des antidépresseurs
Pour les dépressions d’intensité modérée à sévère, la combinaison d’un traitement médicamenteux et d’une psychothérapie donne de meilleurs résultats à long terme que l’un ou l’autre seul. Ce n’est pas une option ou un complément : c’est souvent la bonne approche. Dr Jacquet ne prescrit pas, mais il travaille en coordination avec les psychiatres et médecins impliqués dans le suivi de ses patients quand un traitement médicamenteux est en place.
Ce qui est important de savoir : les antidépresseurs traitent le symptôme, pas sa signification. Pour les personnes qui veulent comprendre pourquoi cette dépression est apparue, ce qu’elle dit de leur vie, et comment éviter que les épisodes se répètent, le travail psychothérapeutique est irremplagable.
Questions
Là psychothérapie peut-elle suffire sans antidépresseurs ?
Pour les dépressions légères a modérées, souvent oui. Pour les dépressions sévères ou très récurrentes, la combinaison est généralement plus efficace. La décision appartient au patient et au médecin prescripteur, Dr Jacquet peut participer à cette réflexion sans se substituer au médecin.
Combien de temps dure le travail sur la dépression ?
Variable selon la nature, la profondeur et l’ancienneté de la dépression. Quelques mois pour des épisodes récents et circonscrits. Plusieurs années pour des dépressions chroniques ou des structures dépressives ancrées depuis l’enfance ou l’adolescence.
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