Le contre-transfert désigne la réponse émotionnelle du thérapeute au patient — les sentiments, les images, les réactions corporelles qui émergent dans le thérapeute pendant la séance. Pendant longtemps, il a été considéré comme une interférence à supprimer. La compréhension contemporaine est différente.
Il y a une idée reçue sur la première séance de thérapie qu’il vaut la peine de corriger avant d’arriver.
Ce n’est pas le moment où le thérapeute s’assoit, vous regarde attentivement et commence à vous expliquer à vous-même. Ce n’est pas une révélation.
Jung a observé que quand un analyste s’assoit avec un patient, il n’y a pas une mais deux personnes en thérapie. Des sentiments surgissent, des pensées émergent sans être invitées.
C’est le contre-transfert — la réponse intérieure de l’analyste au patient. Et c’est, bien utilisé, l’un des instruments les plus précis disponibles dans le travail clinique.
Le transfert est le processus inconscient par lequel un patient redirige des sentiments et des schémas relationnels issus de relations passées vers l’analyste. Dans le travail jungien, ce n’est pas une complication à gérer — c’est le principal vecteur de changement.