Un symptôme — qu’il s’agisse d’un trouble alimentaire, d’une addiction ou d’un comportement compulsif — fonctionne souvent comme un anesthésique : il réduit l’inconfort ressenti d’une situation sous-jacente. La thérapie, en retirant l’anesthésique, augmente temporairement la douleur. Ce n’est pas un échec de la thérapie. C’est ainsi que le changement devient possible.
La honte est la croyance douloureuse que le moi — non pas une action, mais la personne entière — est fondamentalement défectueux, indigne ou incapable d’être aimé. La honte répond à l’existence elle-même.
Culpabilité vs honte
La culpabilité dit : j’ai fait quelque chose de mal. Elle pointe vers un acte spécifique.
La honte dit : je suis quelque chose de mauvais. Elle pointe vers le moi lui-même.
La psychothérapie est un processus collaboratif et relationnel dans lequel deux personnes — client et thérapeute — travaillent ensemble dans le temps. La relation elle-même est le médium primaire à travers lequel le changement devient possible.
Pas le modèle médical
Beaucoup de gens arrivent en s’attendant à quelque chose de proche d’une consultation médicale. Ce n’est pas ainsi que fonctionne la psychothérapie.