Addiction sexuelle et pornographie — l'intimité sans le risque
L’addiction sexuelle et l’addiction à la pornographie ne sont pas principalement liées au sexe. Elles concernent la gestion de l’anxiété et de l’intimité — sans la vulnérabilité qu’exige le vrai contact.
L’addiction sexuelle et l’addiction à la pornographie ne sont pas principalement liées au sexe. Elles concernent la gestion de l’anxiété et de l’intimité — sans la vulnérabilité qu’exige le vrai contact.
Le lien avec la cocaïne
Quand une personne tombe amoureuse, le cerveau libère des poussées de dopamine similaires à la cocaïne. L’addiction sexuelle et l’addiction à la cocaïne activent le même système de récompense.
La pornographie et l’évitement de l’anxiété
En 2009, le chercheur canadien Simon Lajeunesse a tenté d’étudier l’impact de la pornographie. Il n’a pas pu trouver d’hommes en âge universitaire qui n’en utilisaient pas. Le groupe de contrôle n’existait pas.
Désensibilisation et escalade
Le système nerveux s’adapte. Ce qui produit de l’excitation aujourd’hui en produit moins demain. Cela produit une escalade — non par perversion mais par tolérance.
L’anorexie sexuelle
Le paradoxe clinique : une personne qui se masturbe dix fois par jour sans contact sexuel réel depuis des années. Un comportement compulsif et une abstinence relationnelle complète coexistant simultanément.
« Les gens pensent que l’addiction sexuelle concerne le sexe. C’est rarement le cas. Il s’agit de trouver un moyen de ressentir quelque chose sans le risque d’être véritablement proche d’une autre personne. L’intensité sans vulnérabilité, c’est la définition d’une impasse. » — Philippe Jacquet
Prendre rendez-vous avec Philippe Jacquet — psychothérapeute et analyste jungien, Londres.