Spécialiste des troubles alimentaires, niveau doctoral · UKCP · français et anglais

Confidentialité · Expérience · Savoir · Respect

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On me contacte rarement depuis Genève parce que quelque chose s’est effondré. On me contacte parce que la qualité de vie est devenue mauvaise, dans une existence qui, vue de l’extérieur, se passe très bien.

Les institutions, les banques et les missions concentrent une population particulière : des gens expérimentés, compétents, bien rémunérés, et souvent très loin d’où ils viennent. Le travail est exigeant et porteur de sens, le cadre est ordonné, et il n’existe aucune raison visible d’aller mal. Ce qui rend considérablement plus difficile de dire qu’on va mal.

Il y a aussi une raison pratique. Je suis français, et j’ai été formé et j’exerce au Royaume-Uni. Cette combinaison est peu courante : le français comme langue maternelle, avec une accréditation clinique britannique, un doctorat professionnel et vingt-cinq ans de pratique à Londres. Pour quelqu’un qui souhaite faire ce travail en français, mais avec un clinicien entièrement extérieur aux mondes professionnels français et suisse, les options sont rares.

Et la Suisse a ses cliniques

La Suisse compte parmi les meilleures structures résidentielles qui soient, et je ne vais pas les dénigrer.

Je dois être clair : je n’ai aucun lien avec une clinique suisse et je ne peux commenter aucune en particulier. Mon expérience du résidentiel est britannique, neuf ans à l’intérieur de structures privées au Royaume-Uni et cinq ans à superviser des équipes cliniques.

Ce que cela permet, c’est un jugement général plutôt que local. Le résidentiel s’impose lorsqu’il existe un risque médical, lorsque le poids ou l’état physique demandent une surveillance, ou lorsqu’une personne a réellement besoin de s’extraire de sa vie pour un temps. Il est inadapté lorsqu’on ne peut pas disparaître six semaines, lorsque l’exposition est inacceptable, ou lorsque le vrai travail consiste à réapprendre à manger à l’intérieur de sa propre vie. Le rétablissement doit tenir dans le monde où il sera vécu, et une clinique suspend ce monde par construction.

En français ou en anglais

Je suis français et je travaille dans les deux langues. Pour les troubles alimentaires ce n’est pas une commodité. La honte se loge dans la langue où elle a été apprise, le vocabulaire du corps aussi, et la plupart des gens trouvent une langue plus praticable que l’autre pour ce matériel.

En pratique

Genève est à une heure de Londres. Les séances ont lieu une, deux ou trois fois par semaine au début, puis s’espacent à mesure que les choses se stabilisent. Comment cela fonctionne et pourquoi.

Psychothérapeute accrédité UKCP et analyste jungien, art-thérapeute enregistré HCPC, doctorat professionnel de l’université d’Essex sur les troubles alimentaires masculins, vingt-cinq ans de pratique. Les deux registres britanniques sont publics et vérifiables indépendamment.

Un traitement construit, non attribué

Le soin standard suppose une vie standard : une heure fixe chaque semaine, un service local accessible, un groupe dont les circonstances ressemblent aux vôtres. Pour quelqu’un qui est dans trois pays par mois, dont le nom est connu, et dont une absence de six semaines serait remarquée, aucune de ces hypothèses ne tient.

S’y ajoute une difficulté plus discrète. Lorsque la plupart des gens autour de vous sont employés par vous, conseillés par vous, ou dépendent de la relation, il y a parfois très peu de personnes dont l’avis soit réellement désintéressé. Les correctifs ordinaires qui ralentissent un problème ne sont pas fiablement disponibles, et il s’aggrave donc sans être observé.

C’est pourquoi le travail doit être construit autour de la vie plutôt que l’inverse, et pourquoi le clinicien doit être assez indépendant pour dire ce qui n’est pas agréable à entendre.

Questions fréquentes

Pourquoi consulter à Londres plutôt qu'à Genève ?

Le plus souvent pour une raison de confidentialité. Genève est une petite ville dont la population internationale se connaît, et dont la communauté clinique est plus restreinte encore. Être suivi sur place peut signifier être suivi par quelqu'un qui supervise un collègue ou siège dans le même conseil que votre directeur.

Une clinique résidentielle suisse serait-elle préférable ?

Parfois, et je le dirai franchement. Je n'ai aucun lien avec une clinique suisse et ne peux commenter aucune en particulier. Mon expérience du résidentiel est britannique : neuf ans à l'intérieur de structures privées au Royaume-Uni et cinq ans de supervision d'équipes cliniques. Cela me permet un avis général, sans intérêt commercial.

Peut-on travailler en français ?

Oui. Je suis français et je pratique dans les deux langues. Pour ce travail cela compte : la honte et le vocabulaire du corps se logent dans la langue où ils ont été appris, et ce n'est pas toujours celle de la vie professionnelle.

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