Thérapie EMDR à Paris, trauma et retraitement
Le traumatisme psychologique est, de toutes les présentations cliniques, celle qui illustre le mieux pourquoi la profondeur de la formation d’un praticien compte. Il ne suffit pas d’avoir lu les protocoles. Il faut avoir assez de pratique clinique pour savoir quand les appliquer, comment les adapter, et surtout quand ne pas les appliquer, parce qu’un terrain mal évalué ne supporte pas le retraitement. Cette distinction entre praticiens expérimentés et praticiens récemment certifiés est réelle, et elle a des conséquences cliniques.
Dr Philippe Jacquet pratique l’EMDR depuis plus de vingt ans. C’est une durée qui compte dans ce domaine, où les protocoles ont considérablement evolue depuis les travaux initiaux de Francine Shapiro. Il reçoit à Paris en présentiel et par vidéo sécurisée, pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer ou qui alternent entre plusieurs villes.
Ce qu’est l’EMDR, sans les approximations habituelles
L’EMDR (Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires) est recommandée par l’Organisation mondiale de la santé, par le NICE britannique et par la Haute Autorité de Santé en France comme traitement de première intention pour le trouble de stress post-traumatique. Ce n’est pas une thérapie marginale ou expérimentale. C’est la méthode dont la base de preuves cliniques est la plus solide dans le champ du trauma.
Le principe repose sur une observation neurobiologique : lors d’un evenement traumatisant, la surcharge émotionnelle peut empêcher le cerveau de traiter l’information normalement. Le souvenir reste alors dans un état non intégré, avec ses images, ses sensations, ses émotions et les croyances négatives sur soi-même qui ont été forgées dans la peur. Il peut se réactiver à tout moment, avec une intensité qui ne correspond pas au contexte présent. La stimulation bilatérale (mouvements oculaires guides, tapping, sons alternés) facilite le retraitement de ces mémoires enkystées. Le souvenir reste, mais il perd sa charge envahissante.
Trauma simple et trauma complexe : une distinction qui compte
Le trauma simple (un événement unique et délimité dans le temps) se prête bien à un travail EMDR relativement ciblé. Une agression, un accident, un diagnostic brutal, une perte soudaine : ces événements laissent souvent une trace identifiable, et le retraitement peut être efficace en quelques séances une fois la stabilisation établie.
Le trauma complexe est d’une autre nature. Il résulte d’expériences répétées, souvent précoces, négligence, maltraitance, environnement familial instable ou menaçant, abus de confiance par des figures censées protéger. Il ne laisse pas un souvenir unique : il laisse une empreinte sur la structure de la personnalité, sur la façon de se rapporter à soi-même et aux autres, sur le seuil de tolérance à l’incertitude et à l’intimité. Ces personnes consultent souvent pour autre chose en apparence, une anxiété chronique, des difficultés relationnelles persistantes, des comportements de coping qui posent problème. Le trauma est en dessous, rarement nomme comme tel par la personne elle-même.
Le travail avec le trauma complexe prend du temps. La phase de stabilisation (renforcer les ressources internes, établir un cadre thérapeutique sécurisant, évaluer les capacités de régulation émotionnelle) précède le retraitement proprement dit. Elle peut prendre plusieurs mois. Aller trop vite sur un terrain instable n’est pas de l’efficacité : c’est une erreur clinique.
Ce que la formation jungienne apporte au travail EMDR
L’EMDR traité la mémoire traumatique. La formation en analyse jungienne permet de travailler sur ce que le trauma a laisse de plus profond dans la structure psychique : les croyances sur soi-même construites dans la peur, les complexes organisés autour de ces expériences, la signification que la personne a donnée à ce qui lui est arrivé et qui continue de déterminer sa façon de se percevoir.
Ces deux niveaux de travail ne sont pas incompatibles : ils sont complémentaires. Pour certains patients, quelques séances d’EMDR ciblé suffisent. Pour d’autres, le retraitement EMDR s’inscrit dans un processus analytique plus long qui travaille aussi sur le sens du trauma dans l’histoire et l’identité de la personne.
Le trauma dans les milieux privilégiés, une réalité peu nommée
Le trauma ne respecte pas les distinctions sociales. Il survient dans toutes les familles, dans tous les milieux. Ce qui varie, c’est la façon dont il est vécu et la difficulté de le nommer. Dans les milieux ou l’apparence de solidité est une norme sociale forte, reconnaître qu’on a été affecté par quelque chose (qu’un evenement ou une série d’expériences a laisse une trace qui n’est pas résolue) demande un effort particulier. Le discours du “on s’en sort”, de la résilience comme vertu, du silence comme dignité : ces codes culturels sont réels et ils ont un coût.
Ce cabinet est fait pour les personnes qui portent cette réalité. Pour celles qui n’ont jamais eu l’espace de la nommer. Et pour celles qui l’ont nommée ailleurs, sans trouver le niveau de travail qui leur correspondait.
Questions
Combien de séances d’EMDR sont nécessaires ?
Pour un trauma simple et récent, cinq à dix séances de retraitement sont souvent suffisantes. Pour un trauma complexe ou développementale, le processus est plus long, la phase de stabilisation seule peut durer plusieurs mois avant que le retraitement commence. Une évaluation honnête de la durée probable est donnée lors des premières séances.
L’EMDR est-il possible en vidéo ?
Oui. Des protocoles adaptés à la visioconférence ont été validés cliniquement et produisent des résultats comparables au présentiel pour la majorité des présentations. Pour les traumatismes complexes avec risque de dissociation, les premières phases se font de préférence en présentiel.
L’EMDR est-il compatible avec une psychanalyse en cours ?
Oui, sous certaines conditions. Les deux approches opèrent sur des niveaux différents et peuvent se combiner. Une coordination entre praticiens est recommandée quand les deux processus sont conduits par des thérapeutes différents.
Questions fréquentes
L'EMDR est-il disponible en ligne à Paris ?
Oui. L'EMDR se pratique efficacement en ligne par vidéo sécurisée, selon le même protocole qu'en cabinet.
Quelle est l'expérience du Dr Jacquet en EMDR ?
Il est praticien EMDR avec plus de 20 ans d'expérience.
Est-ce confidentiel ?
De manière stricte. Rien n'est divulgué à un tiers sans votre consentement explicite.
Les séances sont-elles en français ?
Oui, en français et en anglais.