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Dépendance à la Cocaïne

La dépendance à la cocaïne peut détruire des vies, des carrières et des relations, et fait courir de graves risques pour la santé.

Les effets à long terme de la consommation de cocaïne

La cocaïne est l’une des drogues les plus répandues dans le monde. Elle se présente sous deux formes, la cocaïne en poudre et le crack. Le crack se fume, tandis que la poudre peut être consommée de plusieurs manières : par voie orale, par inhalation, par injection ou par application locale. L’une et l’autre présentent un risque de dépendance très élevé : les consommateurs constatent qu’il leur faut des doses toujours plus fortes pour ressentir les mêmes effets, ce qui accroît le risque bien réel de surdose et de complications graves.

Au Royaume-Uni, malgré des peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité pour le trafic et jusqu’à 7 ans pour la détention, l’usage de la cocaïne reste très répandu. On estime qu’il s’agit de la deuxième drogue la plus consommée derrière le cannabis, tous âges confondus. Le nombre de consommateurs approche 800 000 personnes, la tranche d’âge la plus touchée étant les 16-19 ans. Environ 300 000 de ces consommateurs ont entre 16 et 24 ans. L’usage du crack est plus limité, avec une estimation de 181 000 cas au Royaume-Uni.

Chez certaines personnes, la cocaïne peut se révéler fortement addictive dès les premières prises. De récentes études menées en Allemagne auprès de consommateurs ont mis en évidence une variante génétique 25 % plus fréquente chez les personnes dépendantes que chez celles qui consomment occasionnellement, en soirée, sans développer de dépendance.

Le mécanisme de la dépendance

Si la cocaïne est si addictive pour beaucoup, c’est en raison des modifications qu’elle provoque dans le cerveau et de ses effets immédiats, qu’elle soit fumée, sniffée ou injectée. Elle passe dans le sang, gagne le cerveau et y bloque la recapture des neurotransmetteurs du bien-être. Cette accumulation, que le cerveau ne parvient plus à réguler, produit des sensations d’euphorie, d’assurance et de toute-puissance.

À mesure que le cerveau tente de rétablir son équilibre en réabsorbant ces substances, l’ensemble de sa chimie se dérègle. Le consommateur doit alors augmenter les doses pour retrouver ce même sentiment d’être « au sommet du monde ».

En contrepartie apparaissent des symptômes marqués : découragement, épisodes dépressifs, épuisement et fatigue, anxiété, paranoïa et irritabilité. Cet état, difficile à supporter, pousse le consommateur, dès les premiers signes de manque, à reprendre de la cocaïne pour retrouver une sensation de bien-être.

Pourquoi la cocaïne s’installe

La cocaïne inonde le système dopaminergique du cerveau, la même voie de récompense qui s’active quand nous tombons amoureux ou nous sentons puissants. Elle contrefait, chimiquement, la sensation de lien et de force, et la délivre à la demande sans rien exiger en retour. Pour quelqu’un qui peine à faire combler ces besoins par les autres, c’est une adéquation dangereusement parfaite.

La cascade des addictions croisées

La cocaïne voyage rarement seule. Elle mène souvent à un passage à l’acte sexuel, par la pornographie, les clubs de striptease ou les escortes, et fréquemment au jeu. Un traitement efficace prend en charge l’ensemble du schéma plutôt qu’une seule substance, car ces compulsions se nourrissent l’une l’autre.

Ce que le traitement aborde

Décrocher vient d’abord. Mais un rétablissement durable suppose d’atteindre ce que la cocaïne remplaçait : la capacité de dépendre des personnes plutôt que des produits, et les besoins, d’affection, d’appartenance, de sens, auxquels la drogue répondait faussement. Le Dr Jacquet accompagne l’usage de cocaïne chez les personnes très fonctionnelles en tête-à-tête, comme une alternative confidentielle à la cure résidentielle, à Harley Street ou en ligne.

À lire aussi : Cocaïne et l’illusion de puissance.

Questions fréquentes

L'addiction à la cocaïne est-elle fréquente chez les cadres très performants ?

Oui. La cocaïne est de façon disproportionnée la drogue des personnes qui réussissent, parce qu'elle imite chimiquement la sensation de puissance et de récompense qu'elles poursuivent déjà. Elle se dissimule aisément dans une carrière exigeante, ce qui explique qu'une addiction très fonctionnelle puisse durer des années avant d'être reconnue.

Peut-on traiter l'addiction à la cocaïne de façon confidentielle, sans cure résidentielle ?

Oui. Pour beaucoup de personnes très fonctionnelles, un travail en tête-à-tête est une alternative viable à la cure résidentielle, permettant de poursuivre sa vie professionnelle et familiale pendant le travail de fond. Le Dr Jacquet le propose discrètement, à Harley Street ou en ligne.

Pourquoi la cocaïne mène-t-elle si souvent à d'autres compulsions comme le sexe ou le jeu ?

La cocaïne élève une charge qui cherche à se décharger, et une compulsion en ouvre une autre. La pornographie, les escortes et le jeu agissent sur le même système de récompense, offrant d'autres versions contrefaites du lien et de la vitalité. Un traitement efficace prend donc en charge l'ensemble du schéma.

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