La codépendance — se perdre dans la relation à l'autre

La codépendance est une structure relationnelle dans laquelle une personne perd progressivement les frontières de son moi dans sa relation à l’autre — organisant son identité, ses émotions et ses choix autour des besoins, des humeurs ou des comportements de quelqu’un d’autre.

Les limites — le jardin privé

Les limites sont les structures qui définissent et protègent le moi. Sans elles, il est impossible d’être à la fois en relation avec les autres et en relation avec soi-même.

Le jardin privé

On ne peut pas rendre tout le monde heureux et être heureux soi-même. Pensez-y comme un jardin privé. Les limites sont les murs de ce jardin. Ils n’ont pas besoin d’être hauts ou hostiles. Mais ils doivent exister.

Suis-je codépendant(e) ? Les signes à reconnaître

La codépendance est l’un des schémas psychologiques les plus difficiles à reconnaître en soi-même — non pas parce qu’il est subtil, mais parce que beaucoup de ses manifestations ressemblent à des qualités. Être attentionné, fiable, passer les autres en premier : ces comportements ne sont pas immédiatement identifiables comme un problème. La difficulté réside dans leur caractère compulsif — dans le fait qu’ils ne peuvent pas s’arrêter, même lorsqu’ils causent du tort.

Qu’est-ce que la codépendance ?

La codépendance est un schéma relationnel dans lequel une personne organise sa vie émotionnelle autour d’une autre — ses besoins, ses humeurs, ses crises ou son bien-être — au détriment des siens propres. C’est parfois décrit comme une « addiction relationnelle » : l’un sur-donne et sur-fonctionne, l’autre sous-fonctionne ou agit à travers l’addiction, l’irresponsabilité ou des crises répétées.

La codépendance affective dans le couple

La codépendance affective dans le couple suit souvent une structure reconnaissable : l’un des partenaires sur-donne, sur-fonctionne et s’efface, tandis que l’autre sous-fonctionne, dépend, ou agit à travers l’addiction, l’irresponsabilité ou des crises récurrentes. Le partenaire qui sur-donne vit généralement cela comme de l’amour, de la loyauté ou de la sollicitude. Structurellement, cela empêche souvent l’autre partenaire de faire l’expérience des conséquences naturelles de son comportement, tout en épuisant progressivement celui qui prend soin.