La colère en thérapie
La colère est l’une des émotions les plus mal comprises dans le travail clinique. Elle est systématiquement traitée comme le problème alors qu’elle est presque toujours un signal. La question n’est pas comment éliminer la colère mais vers quoi elle pointe.
La colère comme information
La colère survient quand une limite a été franchie, quand quelque chose de valeur a été menacé, ou quand l’impuissance a atteint sa limite. C’est la façon qu’a la psyché de signaler que quelque chose ne va pas.
La colère sous la colère
Ce qui se présente comme de la colère recouvre fréquemment autre chose : du chagrin, de la peur, de la honte, de l’impuissance. La personne qui ne peut pas s’arrêter de rager est souvent une personne qui ne peut pas encore pleurer.
« La colère qui ne peut pas être exprimée devient de la dépression, ou elle devient des explosions. Aucune n’est utile. En thérapie, nous essayons de trouver le langage pour cela, non pas pour la décharger, mais pour comprendre ce qu’elle protège. » , Philippe Jacquet
La gestion de la colère, autrement
La plupart des programmes de gestion de la colère enseignent des techniques : compter jusqu’à dix, respirer, s’éloigner. Elles peuvent aider sur le moment, mais elles atteignent rarement la raison pour laquelle la colère revient. Pour beaucoup de personnes, en particulier les professionnels très performants et les hommes que l’on attend maîtres d’eux-mêmes, la colère est la seule émotion qui passe : le bord visible d’un chagrin, d’un épuisement, d’une impuissance ou d’une blessure ancienne qui n’a pas d’autre issue.
Le travail proposé ici n’est pas un cours de répression. Il s’agit de comprendre ce que votre colère protège et de donner au matériel sous-jacent un lieu où aller, pour que la colère n’ait plus à le porter. Les séances sont disponibles en présentiel à Londres et en ligne dans le monde entier, en français et en anglais, en toute confidentialité.
Prendre rendez-vous avec Philippe Jacquet, psychothérapeute et analyste jungien, Londres.