Addiction & Rétablissement

Qu'est-ce que l'addiction ?

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L’addiction est un cycle compulsif d’utilisation d’une substance ou d’un comportement pour éviter la douleur ou se sentir mieux. Le jeu consiste à éviter de ressentir.

Ce que l’addiction fait au cerveau

Les substances et comportements addictifs modifient le système de récompense du cerveau, les voies dopaminergiques qui régulent la motivation, le plaisir et l’apprentissage. Au fil du temps, le cerveau se réorganise autour de l’addiction. Ce qui avait commencé comme un choix devient une compulsion.

La fonction psychologique

L’addiction remplit presque toujours une fonction psychologique, gérer l’anxiété, engourdir la douleur, combler un vide insupportable. La substance n’est pas le problème. C’est la solution que la personne a trouvée à un problème qui lui préexistait.

« Je demande toujours : qu’est-ce que l’addiction faisait pour vous ? Parce qu’elle faisait quelque chose. Personne ne développe une addiction sérieuse sans raison. Elle résolvait quelque chose (mal, de façon destructrice) mais elle résolvait quelque chose. C’est là que commence le travail. » , Philippe Jacquet

Le mythe de Sisyphe

« L’addiction ressemble un peu au mythe de Sisyphe. Sisyphe pousse le rocher au sommet de la colline, et le matin il recommence. L’addiction c’est pareil, chaque matin on pousse, on pousse, en essayant d’éviter la douleur. Le matin, on est à nouveau en bas. »

Philippe Jacquet

Acting in, acting out

L’acting out c’est consommer. L’acting in c’est ce qui suit, la honte, la culpabilité, la résolution de ne plus jamais recommencer. Mais cet état est lui-même insupportable. Et le seul soulagement connu est de repartir en acting out.

Les trois phases

  • Phase 1, Le plaisir : La substance tient ses promesses. Ces personnes ne viennent pas en consultation.
  • Phase 2, Le plaisir et les ennuis : Les conséquences commencent, mais la substance délivre encore assez de plaisir.
  • Phase 3, Les ennuis : Le plaisir a disparu. Si quelqu’un est en face de vous, il est en phase deux ou trois.

« Je n’ai pas arrêté la drogue parce que la drogue n’était pas bonne. J’aimais la drogue. J’ai arrêté la drogue parce que je n’aimais pas qui j’étais devenu. »

Philippe Jacquet


Prendre rendez-vous avec Philippe Jacquet, spécialiste en addiction et psychothérapeute, Londres.

Philippe Jacquet est psychothérapeute et analyste jungien basé à Londres avec plus de 25 ans d'expérience clinique. En savoir plus sur ce service →