Les addictions chez les expatriés aux Pays-Bas
La vie expatriée dissimule remarquablement bien un problème d’alcool. Personne autour de vous ne se souvient de comment vous étiez avant. Les verres après le travail sont la structure sociale. Il n’y a ni parent, ni vieil ami, personne qui dispose d’un point de comparaison pour dire que quelque chose a changé.
Le Dr Philippe Jacquet reçoit en visioconférence sécurisée depuis son cabinet de Harley Street à Londres, en français et en anglais, les personnes vivant à Amsterdam, La Haye, Rotterdam et partout aux Pays-Bas.
L’approche
Ce n’est pas un programme en douze étapes, même si ce que les douze étapes apportent n’est nullement écarté.
L’addiction est traitée ici comme une solution à quelque chose plutôt que comme un défaut de caractère : une manière de gérer une douleur, une angoisse, une déconnexion, ou une vie intérieure devenue ingérable autrement. Un traitement efficace commence là, par ce que le comportement faisait pour la personne, plutôt que par le comportement seul.
Le Dr Jacquet est formé à Hazelden, a travaillé neuf ans au sein d’un traitement résidentiel, et supervise aujourd’hui les équipes cliniques d’une clinique privée d’addictologie et d’un hôpital psychiatrique privé. Ce point de vue compte : il observe chaque semaine ce que le résidentiel réussit et là où il échoue.
Le dernier appel avant, et le premier après
Pour les cadres dirigeants, l’obstacle n’est presque jamais la motivation. C’est l’exposition. Le résidentiel suppose des semaines d’absence et une déclaration publique sur soi que l’on n’est pas prêt à faire. La décision devient alors discrètement pas maintenant, et pas maintenant devient des années.
Une thérapie spécialisée suivie en privé, sans sortir de sa vie, est souvent le pas qu’une personne peut réellement se résoudre à faire tôt, quand il y a encore bien moins à réparer.
L’autre moitié est beaucoup moins discutée. Quelqu’un revient de quatre ou six semaines en clinique vers le même travail, le même couple, le même appartement et les mêmes raisons, et la structure qui le tenait s’arrête le jour de la sortie. La rechute après un séjour est fréquente et relève rarement d’un manque de volonté : c’est l’absence de continuité. Cette continuité est ce qu’apporte un travail individuel.
Ce qui se tient souvent en dessous
Le trauma, fréquemment, auquel cas l’EMDR peut être utilisé à l’intérieur du travail. Le burnout, lorsque l’alcool a commencé comme le seul moyen fiable de s’arrêter de travailler. Et les troubles alimentaires, régulièrement manqués, qui peuvent entretenir la rechute sans que personne ne le voie.
Comment cela se passe
En visioconférence sécurisée, en français ou en anglais, aux horaires néerlandais, une heure d’avance sur le Royaume-Uni.
Pas de liste d’attente. En octobre 2025, plus de 101 000 personnes attendaient le début d’un traitement aux Pays-Bas, avec une attente moyenne de vingt-quatre semaines. Pour quelqu’un dont la consommation s’accélère, ce n’est pas une attente : c’est la période pendant laquelle le problème devient bien plus difficile à traiter.
Commencer
Un premier entretien est confidentiel et sans engagement. Prendre rendez-vous.
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Benelux : la même consultation pour Bruxelles et le Luxembourg.
Le Dr Philippe Jacquet est psychothérapeute agréé UKCP, analyste jungien et art-thérapeute agréé HCPC, avec vingt-cinq ans de pratique clinique. Son Doctorat Professionnel en Psychologie Analytique à l'Université d'Essex portait sur les troubles alimentaires masculins dans une perspective de psychologie analytique. Ces inscriptions sont vérifiables sur les registres publics.
Comment le travail se déroule à distance
Toutes les séances internationales se font par vidéo sécurisée, en anglais ou en français. La thérapie en ligne n'est pas une version dégradée du travail en cabinet : c'est le format qui permet à un accompagnement hebdomadaire de tenir sur la durée lorsque vous vivez loin, voyagez, ou déménagez. Les séances ont lieu aux heures britanniques, ce qui convient à la plupart des régions ; si votre fuseau horaire rend cela impossible, dites-le lors de votre premier contact plutôt que de renoncer.
Pour les professionnels et les établissements
Le Dr Jacquet assure la supervision clinique d'équipes en centre résidentiel de traitement des addictions et en clinique psychiatrique privée. Pour les centres de traitement, unités psychiatriques et cabinets de groupe cherchant une supervision clinique externe, y compris là où aucun superviseur de ce niveau n'est disponible localement, la supervision d'équipe se fait également par vidéo.
Questions fréquentes
Est-ce un programme résidentiel ?
Non. Il n'y a ici ni lit, ni sevrage, ni surveillance médicale. C'est une psychothérapie spécialisée hebdomadaire, pour les personnes qui n'iront pas en résidentiel : souvent la dernière conversation avant cette décision, ou la première après la sortie. Lorsqu'un séjour est réellement nécessaire, cela se dit franchement dès l'évaluation.
Qu'est-ce qui est traité ?
L'alcool, la cocaïne et les autres drogues, le jeu, la sexualité et la pornographie, et les compulsions comportementales qui passent pour de la discipline. Lorsqu'un trouble alimentaire ou un trauma se tient en dessous, ils font partie du même travail.
Est-ce que quelqu'un peut l'apprendre ?
Non. Rien n'est communiqué à un employeur, un assureur, un médecin ou un proche sans votre consentement, hors des limites légales et de protection, étroites, exposées dès le départ. Travailler avec un praticien établi dans un autre pays ajoute une distance supplémentaire avec votre monde professionnel.