Un test honnête, pas un verdict

Ce test n'est pas un diagnostic : aucun test en ligne ne l'est. C'est un outil de réflexion, construit à partir de ce que j'observe depuis vingt-cinq ans dans mon cabinet. Et une précision, car on l'oublie : ces questions concernent les hommes autant que les femmes. Lisez chaque question lentement, un soir de calme, et répondez-vous à vous-même, honnêtement. Personne d'autre ne lira vos réponses.

Les dix questions

Un : quand la personne qui compte pour vous met du temps à répondre à un message, l’anxiété monte-t-elle jusqu’à ce que la réponse arrive ?

Deux : votre estime de vous-même dépend-elle de l’attention que cette personne vous accorde, haute quand elle est là, effondrée quand elle s’éloigne ?

Trois : placez-vous systématiquement les besoins des autres avant les vôtres, jusqu’à vous négliger vous-même ?

Quatre : la perspective d’être seul, un soir, un week-end, une vie, vous est-elle presque insupportable ?

Cinq : avez-vous déjà donné, prêté ou sacrifié plus que raisonnable, de l’argent, du temps, votre dignité, pour retenir quelqu’un ?

Six : vos relations alternent-elles entre fusion intense et rejet coléreux, suivi de culpabilité ?

Sept : quand votre partenaire part en week-end avec ses amis, l’angoisse s’installe-t-elle ?

Huit : l’autre vous semble-t-il avoir tout ce qui vous manque, au point que, sans lui, vous ne valez rien ?

Neuf : avez-vous déjà été dévasté par la fin d’une relation qui, vue de l’extérieur, existait à peine, quelques semaines, une rencontre en ligne, une promesse ?

Dix : au fond, avez-vous besoin de l’autre non pas pour être heureux, mais pour être bien avec vous-même ?

Ce que vos réponses veulent dire

Il n’y a pas de score magique. Une seule de ces questions, si elle vous a transpercé, peut compter davantage que cinq autres cochées distraitement. Ce que la clinique m’a appris : quand la majorité de ces situations vous ressemblent, et surtout quand elles font souffrir, ce n’est pas que vous aimez trop. C’est que votre estime de vous-même est suspendue au regard de l’autre, et cela porte un nom : la dépendance affective. La bonne nouvelle tient en une phrase : ce qui s’est appris peut se désapprendre.

La suite

Pour comprendre d’où cela vient et comment on en guérit : la dépendance affective. Pour le terrain complet, la peur en dessous et le chemin de sortie : la peur de l’abandon, et le livre gratuit L’Emprise. Et si la souffrance est réelle, la suite peut se parler : un premier entretien est confidentiel et sans engagement, à Londres, à Paris ou en visioconférence.

Et si votre rôle préféré est d’aider : Le syndrome du sauveur.

Autres tests : hypersensibilité, pervers narcissique, borderline.

Questions fréquentes

Ce test de dépendance affective est-il un diagnostic ?

Non, et aucun test en ligne ne l'est. C'est un outil de réflexion : dix questions issues de vingt-cinq ans de pratique clinique, pour vous aider à regarder honnêtement votre façon d'aimer. Un vrai bilan se fait avec un clinicien, dans une conversation.

Combien de réponses positives indiquent une dépendance affective ?

Il n'y a pas de score magique : une seule question qui vous transperce peut compter davantage que cinq cochées distraitement. En pratique clinique, quand la majorité de ces situations vous ressemblent et qu'elles font souffrir, la dépendance affective mérite d'être explorée.

Que faire si je me reconnais dans ce test ?

D'abord, lire : la page sur la dépendance affective explique d'où elle vient et comment on en guérit, et le livre gratuit L'Emprise en traite le terrain complet. Ensuite, si la souffrance est réelle, en parler : un premier entretien est confidentiel et sans engagement.