Inscrit UKCP · Praticien EMDR depuis plus de 20 ans · 25 ans de pratique

Confidentialité · Expérience · Savoir · Respect

Prendre rendez-vous

Le signe qui amène les gens ici

Presque toutes les personnes qui viennent me voir après une relation de ce type disent une version de la même phrase : je ne sais plus si le problème vient de moi ou de lui. Cette confusion est la signature de l’emprise. Un partenaire difficile met en colère. Celui qui exerce une emprise fait douter de son propre esprit.

Cela commence rarement ainsi. Cela commence par une intensité, le sentiment d’avoir rencontré quelqu’un qui ne ressemble à personne : ce qu’on appelle aujourd’hui le love bombing. Puis, lentement, tout se retourne. Critiques, froideur, affection retirée puis rendue, reproches pour tout, et le gaslighting qui fait douter de ce que l’on a vu et entendu. Les amis s’éloignent. On marche sur des œufs. On devient plus petit.

Ce que cela laisse

  • Une confusion et un doute de soi chroniques, longtemps après la fin de la relation
  • L’effondrement de l’estime de soi, et du sentiment de qui l’on est
  • Une hypervigilance anxieuse : guetter la prochaine critique, le prochain changement d’humeur
  • L’isolement, loin des amis et de la famille qui comptaient
  • Une attraction qui ramène vers l’autre, même quand on sait qu’il ne faut pas y retourner
  • L’insomnie, l’épuisement, et un corps qu’on ne reconnaît plus

Cette attraction porte un nom, le lien traumatique. Il se construit dans l’alternance de la chaleur et de la cruauté, et il n’est pas un signe de faiblesse. Cliniquement, ce que vivent beaucoup de personnes après une telle relation ressemble fort à un traumatisme complexe.

Est-ce vraiment un pervers narcissique ?

Toute personne difficile n’est pas un pervers narcissique, et le mot est désormais appliqué à chaque ex compliqué. C’est important, parce que cela dilue une réalité clinique précise et grave. Une partie des premiers rendez-vous consiste simplement à regarder avec soin ce que vous vivez, sans plaquer d’étiquette dans un sens ou dans l’autre. Pour un premier repère, le test en dix questions n’est pas un verdict sur votre partenaire, mais un regard sur votre propre expérience. La relation toxique décrit les relations douloureuses qui ne sont pas une emprise.

Comment se fait le travail

Le processus est lent, et cette lenteur est juste. Il commence par mettre des mots sur ce que vous vivez, et découvrir, peu à peu, que votre perception n’était pas folle. Puis le travail se tourne vers ce que la relation a vidé : la confiance dans votre jugement, l’estime de soi, les amitiés, l’énergie.

En parallèle de la psychothérapie, l’EMDR, que je pratique depuis plus de vingt ans, aide pour les souvenirs intrusifs et l’alarme qui revient sans cesse. Plus tard, le travail remonte souvent plus loin : pourquoi cette relation a pris aussi profondément, et ce qui, dans votre histoire, a fait de vous son partenaire idéal. La dépendance affective, la peur de l’abandon, une grande tolérance à la douleur : ce ne sont pas des fautes, mais les comprendre est ce qui protège la fois suivante.

Il n’est pas nécessaire d’être parti pour commencer. Pour beaucoup, la thérapie est ce qui rend le départ possible. Le jour du départ n’est pas le premier jour du travail ; il en est le fruit.

Votre sécurité d’abord

En cas de violence, de menaces ou de peur pour votre sécurité ou celle de vos enfants, le départ ne s’improvise pas : le moment de la séparation est le plus dangereux. Il se prépare avec des services spécialisés dans les violences conjugales, en parallèle de la thérapie. En France, le 3919 répond jour et nuit ; en danger immédiat, appelez le 17. Au Royaume-Uni, le contrôle coercitif est un délit en soi, même sans violence physique ; en danger immédiat, appelez le 999.

La thérapie de couple n’est pas une première étape quand l’un des partenaires contrôle l’autre. Une évaluation individuelle vient d’abord.

Les hommes aussi

L’auteur de l’emprise est le plus souvent décrit comme un homme, mais certaines femmes l’exercent exactement de la même façon, et leurs victimes masculines sont parmi les moins crues de toutes. Si c’est votre situation, vous serez pris au sérieux ici.

En français, en ligne et à Londres

Les séances ont lieu en français par visioconférence sécurisée, où que vous viviez, et en personne au 45 Fitzroy Street, Fitzrovia, au centre de Londres. Beaucoup de personnes trouvent plus simple de commencer en ligne, sans que personne n’ait à le savoir. Voir aussi : un thérapeute francophone à Londres.

Lire avant de décider

L’emprise, mon livre gratuit sur le pervers narcissique, la peur de l’abandon et la sortie, se télécharge sans inscription : L’emprise, PDF gratuit. L’essai complet est ici : le pervers narcissique.

Le Dr Philippe Jacquet est psychothérapeute agréé UKCP, analyste jungien et art-thérapeute agréé HCPC, avec vingt-cinq ans de pratique clinique. Son Doctorat Professionnel en Psychologie Analytique à l'Université d'Essex portait sur les troubles alimentaires masculins dans une perspective de psychologie analytique. Ces inscriptions sont vérifiables sur les registres publics.

Questions fréquentes

Comment savoir s'il s'agit d'un pervers narcissique ou d'une relation simplement difficile ?

Un partenaire difficile met en colère. Un partenaire qui exerce une emprise fait douter de sa propre perception. Le signe le plus net est une confusion durable : ne plus savoir si le problème vient de soi ou de l'autre, avec l'isolement, la peur de mal faire et une estime de soi qui ne cesse de diminuer. Un premier rendez-vous permet de regarder cela avec soin, sans plaquer d'étiquette dans un sens ou dans l'autre.

Faut-il avoir quitté la relation pour commencer une thérapie ?

Non. Beaucoup de personnes commencent alors qu'elles y sont encore. La thérapie est souvent ce qui rend le départ possible, en restaurant la confiance dans sa propre perception et l'énergie que la relation avait vidées. En cas de violence ou de peur pour votre sécurité, le départ se prépare avec des services spécialisés, en parallèle de la thérapie.

Une thérapie de couple est-elle indiquée ?

Pas en premier. Quand l'un des partenaires contrôle l'autre, le travail de couple peut être retourné contre la personne sous emprise. Une évaluation individuelle vient d'abord, et la thérapie de couple n'est envisagée que si elle est sûre et appropriée.

Les séances peuvent-elles avoir lieu en ligne ?

Oui. Les séances ont lieu en français par visioconférence sécurisée, où que vous viviez, en France, en Belgique, en Suisse ou ailleurs, et en personne au centre de Londres (Fitzrovia, W1T).

Combien coûte une séance ?

En ligne, de 85 à 150 £ la séance (environ 100 à 175 €). Au centre de Londres, de 120 à 250 £. Chaque séance, y compris la première, est une véritable séance de travail, payante. Un premier rendez-vous est généralement possible dans les deux jours.

Est-ce confidentiel ?

Strictement. Rien n'est transmis à votre partenaire, à votre famille ni à quiconque sans votre accord, dans les limites légales et de protection expliquées dès le début.

Organiser une consultation